Les résidences de l’art en Dordogne

Le Centre Hospitalier et Zap’Art adhèrent au programme des “Résidences de l’art en Dordogne”, coordonné par l’Agence culturelle départementale de la Dordogne. Ce dispositif repose sur une convention tripartite entre l’Etat (via la Drac Aquitaine), le Conseil départemental de la Dordogne (via l’Agence culturelle) et chacun des organismes qui accueillent les artistes.

Les “Résidences de l’Art en Dordogne” offrent la possibilité aux artistes plasticiens invités de se nourrir des ressources qu’offrent un territoire et ses habitants, avec leurs caractéristiques historiques, géographiques, économiques et culturelles. Elles permettent également de créer des passerelles, des temps de partage et d’échanges privilégiés entre les artistes accueillis, leurs oeuvres et la population.

 

2016

Dans le cadre des 20 ans des résidences de l’Art en Dordogne

“Vies d’ici, vues d’ailleurs à Vauclaire”

Plus d’information en page d’accueil du site.
visuel-vies-dici-vues-dailleurs-2016-1

Les artistes accueillis en résidence :

De janvier à juin 2015

La boucle

La boucle

Guillaume Martial

Au Centre Hospitalier de Vauclaire, Guillaume Martial, photographe et vidéaste, a mené des expérimentations sur la décomposition des mouvements des êtres et des objets. L’Exposition “Hôpital Circus” (du 05 mai au 19 juin 2015, dans le grand cloître de l’hôpital) a invité le visiteur à pénétrer dans l’univers fantastique, burlesque et intimiste de Guillaume Martial revisitant les procédés photographiques d’Etienne-Jules Marey ou d’Edweard Muybridge, précurseurs du cinéma.
A également été présentée la restitution des ateliers de pratiques artistiques menées par Isabelle Kraiser et Guillaume Martial auxquels ont participé les élèves de Ménesplet, les enfants du centre de loisirs de Saint Seurin-sur-l’Isle et un groupe d’adultes du canton.
Hôpital Circus de Guillaume Martial
L’artiste Guillaume Martial se tient à la lisière du monde et des figures qui le peuplent. Il en occupe les interstices pour mieux investir la dichotomie qui l’abrite, auscultant le décalage burlesque entre l’homme et la cité, l’ordre et la libération, la mesure et la transgression. C’est dans cette perspective qu’il convient d’aborder sa résidence à l’hôpital psychiatrique Vauclaire situé à Montpon-Ménestérol. Attentif aux patients, l’artiste fait sien le geste médical et nous le restitue sous la forme d’un bestiaire artistique qui associe l’empreinte du cinématographe (la chronophotographie d’Etienne-Jules Marey) à sa propre célébration dans l’illusionnisme poétique de Georges Méliès. Se nourrissant des oscillations du corps, de ses dérèglements comme de ses métamorphoses, Hôpital Circus met en scène la radioscopie d’un réel fracturé, syncopé, décomposé en une série d’objets fictionnels tous complices d’une attente déjouée.
Jean-Michel Hellio / mars 2015

www.guillaumemartial.fr/

 

2012-2013


Marc Adi

Invité pour un temps de recherche et de création de trois mois, Marc Adi a commencé par explorer méthodiquement les lieux. Il s’est immergé au sein des différents services pour en saisir des facettes inattendues, bousculant au passage quelques codes, clichés et figures emblématiques de la folie ou de la psychiatrie. Une approche convoquant absurdité et convivialité sous forme de plusieurs performances et installations, d’une collection de blouses multicolores associée à une autre d’entonnoirs blancs aux formats variés plus un en verre soufflé, prétextes à rencontres, échanges et jeux avec les patients, des membres du personnel et lui-même.
Une production photographique et vidéo accompagne ces pièces et quelques dessins, présentés dans le cadre d’une exposition en mai 2013 intitulée “Désordres passagers”.
Sa démarche intègre l’aléa comme donnée constitutive de l’action artistique. Ses productions se construisent et s’arc-boutent sur des rencontres, une imprégnation dans un lieu inédit, une perception affûtée des circonstances. Et c’est la générosité de l’artiste, cette observation et cette écoute attentives d’un univers parallèle – un centre psychiatrique – qui instaurent alors une lecture presque absurde d’un contexte donné. Il renverse ainsi le regard et la bienpensance, pirate toute velléité de prétention, dézingue la déflation intellectuelle d’une culture consumériste et régressive à grands coups d’onirisme profondément humaniste.
Extrait du texte rédigé par Myrtille Bourgeois pour le catalogue de la résidence.

Il a également animé deux atelier avec les enfants des écoles primaires de Ménesplet et Saint-Avit.
Ce temps de résidence a fait l’objet d’un blog playtimevauclaire.tumblr.com
www.marcadi.ch

 

2010/2011

No signal

No signal

Sandra Aubry et Sébastien Bourg

Invités pour un temps de recherche et de création au Centre Hospitalier de Vauclaire, durant 3 mois en octobre 2010.
Jeux de leurres Extrait du texte de Cédric Schönwald sur l’exposition “Specimen”(2011)
Les œuvres réunies par Sandra Aubry et Sébastien Bourg pour l’exposition Spécimen sont également des jeux de représentation dissimulant souvent leur complexité conceptuelle derrière une apparence faussement simple. Et puisqu’un « spécimen » est un individu représentatif de son espèce, nous ne serons pas étonnés d’y retrouver des œuvres tendues entre une assignation à l’expression de soi et une obligation d’être-là pour autre chose que soi, de finir même par tenter de renvoyer à tout sauf à soi. Cette double injonction paradoxale, ce double bind, nos deux artistes l’imposent, non pas à des individus, mais aux objets qu’ils conçoivent. 
Au printemps 2011, présentation du résultat de leurs projets et des oeuvres créées en résidence.
www.aubrybourg.net/